Espace Public — Publié le 15 janvier 2016

L’ARAU demande la fermeture définitive du tunnel Léopold II

Trémie du tunnel Léopold II à hauteur de la station de métro Yser. On compte à cet endroit pas moins de 8 bandes de circulation et quasi aucunes pistes cyclables… (source : google.be/maps, août 2014)

Les 660 millions d’euros prévus pour sa rénovation doivent être investis dans la mobilité de demain, pas dans celle d’hier

L’obsolescence de ce tunnel, ouvert en 1986 et qui ne répond plus aux normes européennes en matière de sécurité, fait courir des risques importants à ses usagers (65.000 par jour, dont une grande majorité de navetteurs) et à la population du nord de Bruxelles, en particulier en cas d’incendie. La nécessité d’une intervention radicale et urgente ne fait pas débat. Il existe dès lors deux possibilités : une rénovation lourde ou une fermeture définitive du tunnel Léopold II.

Le Gouvernement a opté, « à contrecœur », pour une rénovation lourde sous la forme d’un partenariat public-privé (PPP). Pourquoi le gouvernement part-il du principe qu’il faut rénover le tunnel ? Peut-être parce qu’il s’agit d’un point de vue élaboré derrière un volant ? L’ARAU s’interroge : l’option de la fermeture du tunnel a-t-elle été prise en compte par les nombreuses études consacrées à ce précieux tunnel ? Apparemment, la réponse est non… Pourtant, une alternative à la rénovation lourde existe : elle consiste à programmer la fermeture définitive du tunnel parallèlement à un investissement dans des solutions de mobilité alternative.

Bruxelles a hérité, d’une époque où le gouvernement national décidait du sort de la capitale, d’infrastructures lourdes destinées à l’entrée massive d’un trafic automobile porteur d’un cortège de nuisances jusqu’au cœur de la ville. À l’heure où se pose la question de l’avenir du tunnel Léopold II, peut-on sérieusement envisager de le maintenir à tout prix (et quel prix : 660 millions !) et de léguer à nos enfants et petits-enfants un « puits sans fond » qui, s’il fait déjà aujourd’hui partie du passé, le fera plus encore demain ?

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