Logement — Publié le 16 mars 2012

Explosion démographique : gare aux projections...

Ecart entre le taux de croissance du secteur et celui de la Région (source : DGSIE, IBSA, Etude Habitat)

La planification, la régulation et la captation des plus-values sont indispensables

Alors que la Région de Bruxelles-Capitale avait connu, depuis le milieu des années soixante, une décroissance de sa population, l’année 1995 marquait la fin du déclin.
Cette baisse de population était due à un solde migratoire négatif, l’immigration internationale ne compensant pas le phénomène d’émigration interne qu’est la périurbanisation.

 

Aujourd’hui, les pouvoirs publics annoncent un important accroissement de population dans les années à venir. La périurbanisation tendrait à se poursuivre (voire à s’aggraver avec la mise en service du RER) mais se verrait compensée par l’immigration internationale.
Ces prévisions jouent un rôle majeur dans l’orientation de nombreuses politiques. Que ce soit en matière de mobilité (contrat de gestion de la STIB), d’aménagement du territoire (PRAS « démographique »), d’emploi ou encore dans le domaine de l’enfance (nombre de places en crèche et dans les écoles), les prévisions démographiques conditionnent les choix politiques qui déterminent les orientations de demain car, comme le dit la célèbre formule d’Émile de Girardin, "Gouverner, c'est prévoir."

Le boom démographique justifie la construction de milliers de logements destinés à des riches alors que la région ne cesse de s’appauvrir. Le PRDD doit rééquilibrer les usages fonctionnels et sociaux sur l’ensemble du territoire. Il faut des logements, des emplois, des équipements, des transports en commun accessibles à tous partout.

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